Meet people 2 : interview of a vivacious woman and guide of Turin, Alessandrina.

DSC_0060Hi everyone !

Today I present you the second interview I did when I was in Turin in february 2016. Our interviewed guide is Alessandrina, with whom we discovered the nightlife of Turin. But she makes also other city tours with other topics. I wish you interesting reading !

BoostYourTrip : How did you get the desire to exercise as a guide ?

Alessandrina : I was in the university at that time and I loved traveling. So I decided to do a bachelor’s degree of tour guide, through which I traveled around the world by leading groups. During my studies I always had in mind the idea of developing the culture and history of my country and my region, but also to promote its rich gastronomic heritage. Piedmont is famous for its wines and I myself am a oenologist guide. Everything is culture, and I think we better understand the culture of a territory by traveling a lot and have comparison points. I went many times in India, China, the USA, South America and so on, and I am increasingly convinced that the more you travel the more you consider important the history of your territory and it also opens your mind to the global history of all societies.

BoostYourTrip : How is the distribution of your working time and whith whom do you work in your everyday life?

Alessandrina : Firstly our work as guides in Turin is distributed in certain seasons and not all the year. It’s not like in Florence, Venice or Rome for example, which are better known internationally and have a continuous flow of groups. The off-peak periods there are in January, but also July and August. During these periods we mostly have what we call « individual », that is to say, couples, families, small groups of friends, etc. Yet the guides mostly work with larger groups because it has a cost, for several hours. The moments when we work the most are middle seasons. I work a lot with Italians of course, but also with Francophones and Anglophones in general.

BoostYourTrip : According to you, what are the principal skills and qualities that a guide has to master?

Alessandrina : Communication is the key. We must understand very quickly the expectations and interests of the people to adapt to the public. For example, if I work with kids, I have to choose my words to convey my knowledge optimally. Sympathy and empathy are very important also for the same reasons, maybe more than culture. Culture is very important of course, because we can not afford to say inaccurate things. But the most important is communication. Speaking several languages is essential also.

BoostYourTrip : What is your best memory as a guide ?

Alessandrina : [She laughed] You are asking me a question that I have difficulty in answering! I have guided so many groups in my career … I do not know where to start. [She thought] I do not have a specific example right now. But I can say in any case that what pleases me the most is the reaction of people who visit Turin by having in mind only the idea of a gray, industrial city and finally discovered a great town rich in heritage, and this in all areas. It’s very touching to see their surprise and joy and that is when I see that that I love the most my profession.

BoostYourTrip : What do you think about the retentions exercized on the revenue of guides

by the operators of tourism overall today 

Alessandrina : Personally I work in accordance with the official rates set by the region, not more. Some companies ask us 10 or even above 15%. I understand because there is work behind, and I respect that. But in some cases I have to do myself programs, callings, coordination, etc. If agencies only give me their program and tour I have to do with the group and I do not have to do their work, then it seems correct. Others require 40 or even 50% here in Turin, and in this case I refuse because I think it is too much. Generally operators too have to respect the work of guides as we present fully the city and / or the territory that tourists visited.

BoostYourTrip : What could be done to improve your everyday life as a guide ? 

Alessandrina : Personally I belong to an association that monthly organizes meetings and studies in order to always improve our tours and our knowledge of the monuments of Turin. This is the case, for example, tomorrow I will meet some architects and planners to conduct a study. I would add that as guides we study always more to do better, and I think that the operators would help us by supporting our associations. But unfortunately in Italy it is not done very much yet.

BoostYourTrip: What do you think about the concept BoostYourTrip?

Alessandrina : I find this interesting because in Italy we do not really have projects like this to give more visibility to the guides. I appreciate the look you want to give to associations, your willingness to engage with the society, people such as children and families, and causes, such as ecology, in need.

Interviewed by Daphnée Michon.

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Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous présente la seconde interview que j’ai fait lorsque j’étais à Turin au mois de février 2016. La guide que nous avons interviewée ici est Alessandrina, avec qui nous avons découvert la vie nocturne à Turin. Elle fait également d’autres visites de la ville sous d’autres thèmes. Je vous souhaite une bonne lecture !

BoostYourTrip : Comment vous est venue l’envie d’exercer comme guide ?

Alessandrina : J’étais à l’université à cette époque et j’aimais beaucoup voyager. J’ai donc décidé de suivre une licence d’accompagnateur touristique, grâce à laquelle j’ai beaucoup voyagé dans le monde entier en conduisant des groupes. Durant mes études j’avais toujours en tête l’idée de développer la culture et l’histoire de mon pays et de ma région, mais aussi faire connaître son riche patrimoine gastronomique. Le Piémont est très connu pour ses vins et je suis moi-même guide-œnologue. Tout est culture, et je pense qu’on comprend mieux celle d’un territoire en voyageant beaucoup et en ayant des points de comparaisons. Je suis moi-même partie de nombreuses fois en Inde, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et j’en passe, et je suis de plus en plus persuadée que plus on voyage et plus on considère comme importante l’histoire de son territoire et plus on ouvre également son esprit à l’histoire globale de toutes les sociétés.

BoostYourTrip : Comment se répartit votre temps de travail en tant que guide et avec qui travaillez-vous au quotidien ?

Alessandrina : Tout d’abord notre travail de guide à Turin se répartit sur certaines saisons particulières et non sur toute l’année. Ce n’est pas comme à Florence, Venise ou Rome par exemple, qui sont plus connues à l’international et qui connaissent un flux de groupes continu. Nous avons des périodes « creuses », comme le mois de janvier, mais aussi juillet et août. Lors de ces périodes nous avons surtout ce que nous appelons des « individuels », c’est-à-dire des couples, des familles, des petits groupes d’amis, etc. Or, les guides travaillent surtout avec des groupes plus importants en nombre car cela a un coût, pour plusieurs heures. Les moments où nous travaillons le plus sont les demi-saisons. Je travaille beaucoup avec des Italiens bien sûr, mais aussi des Francophones et des Anglophones en général.

BoostYourTrip : Quelles sont selon vous les principales qualités et compétences que doit avoir un guide ? 

Alessandrina : La communication est la clé. Nous devons comprendre très rapidement les attentes et intérêts des personnes pour s’adapter au public. Par exemple si je travaille avec des enfants, je dois bien choisir mes mots pour transmettre mes connaissances de façon optimale. La sympathie  et l’empathie sont très importantes aussi pour ces mêmes raisons, peut être plus que la culture. La culture est très importante bien entendu, car nous ne pouvons pas nous permettre de dire des choses inexactes. Mais le plus important reste la communication. Parler plusieurs langues est primordial également.

BoostYourTrip : Pouvez-vous nous raconter votre meilleur souvenir de guide ?

Alessandrina : [Elle rît] Alors là vous me posez une colle ! J’ai eu tellement de groupes dans ma carrière… Je ne saurais par où commencer. [Elle réfléchit] Je n’ai pas d’exemple précis là tout de suite. Mais ce que je peux vous dire en tous cas c’est que ce qui me plaît le plus c’est la réaction des gens qui visitent Turin en ayant uniquement l’idée d’une ville grise et industrielle et qui finalement découvrent une ville très riche en patrimoine, et ce dans tous les domaines. Ça me touche beaucoup de voir leur surprise et leur joie et c’est dans ces moments où j’aime le plus ma profession.

BoostYourTrip : Que pensez-vous des marges retenues sur les revenus des guides par les opérateurs du tourisme ?

Alessandrina : Alors personnellement je travaille en respectant les tarifs officiels fixés par la région, pas plus. Certaines sociétés nous demandent 10 voire 15% dessus. Je comprends car il y a un travail derrière, et je respecte ça. Mais dans certains cas je dois faire moi-même les programmes, téléphoner, coordonner, etc. Si les agences me donnent seulement leur programme et le tour que je dois faire avec le groupe et que je n’ai pas à effectuer leur travail, alors cela me semble correct. D’autres demandent 40 voire 50% ici à Turin, et dans ce cas là je refuse car je trouve que c’est trop élevé. D’une façon générale les opérateurs doivent eux-aussi respecter le travail des guides car nous présentons de façon complète la ville et/ou le territoire que nous faisons visiter.

BoostYourTrip : Qu’est-ce-qui pourrait être fait pour améliorer votre quotidien en tant que guide ?

Alessandrina : Personnellement j’appartiens à une association qui fait chaque mois des sortes de réunions et d’études pour pouvoir toujours perfectionner nos tours et notre connaissance sur les monuments de Turin. C’est le cas par exemple demain : je vais rencontrer des architectes et urbanistes afin de mener une étude. J’ajoute qu’en tant que guide nous étudions sans cesse pour toujours faire mieux, et je pense que les opérateurs nous aideraient en soutenant nos associations. Mais malheureusement en Italie cela ne se fait pas encore beaucoup.

BoostYourTrip : Que pensez-vous du concept BoostYourTrip ?

Alessandrina : Je trouve cela intéressant car en Italie nous n’avons pas encore vraiment de projets dans ce genre pour donner davantage de visibilité aux guides. J’apprécie beaucoup le regard que vous voulez donner aux associations, votre volonté d’engagement auprès de la société, des gens, comme les enfants et les familles, et des causes, comme l’écologie, qui en ont besoin.

Propos recueillis par Daphnée Michon.

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